Une nouvelle année vient de commencer et elle s’annonce riche en surprises. En effet, en 2010, le marché du jeu d’argent en ligne devrait s’ouvrir à la concurrence en France. « Devrait » seulement puisque aucune date n’est encore annoncée avec certitude. Normalement, la loi aurait due être effective dès le 1er janvier de cette nouvelle année. Puis, elle a été repoussée à la fin du premier trimestre. Ensuite, on parle d’une mise en place avant la Coupe du monde de football mais même les politiciens responsables de cette future mesure doutent que les délais soient tenus. Ainsi, tout le secteur est dans l’expectative.
Néanmoins, malgré le floue artistique qui entoure la date de mise en place de la future mesure. Son contenu est à peu près connu. Il est présenté ici sur le site de l‘Assemblée Nationale. La loi prévoie la libéralisation du marché du poker en ligne et des paris sportifs sur Internet y compris ceux sur les courses de chevaux. Par contre, le casino virtuel reste illicite. L’Autorité de Régulation des Jeux En Ligne (ARJEL) est chargé de délivrer les licences aux opérateurs.
Les entreprises désirant proposer leur offre en France vont donc devoir faire une demande de licence à l’ARJEL. L’un des acteurs est logiquement bien placé pour obtenir cette précieuse autorisation. Il s’agit de la Française des Jeux (FdJ). En effet, cette dernière est une entreprise publique. De plus, elle opère depuis longtemps en France via ses loteries et autres cartes à gratter.
Dernièrement, cette société s’est associée au groupe Barrière, dont voici une présentation sur le site wikipedia, pour le lancement d’un site de poker en ligne. Les deux organisations vont créer une entreprise commune pour demander une seule et même licence de jeu à l’ARJEL. Grâce à elle, ces deux géants espèrent récupérer une belle part du gâteau que représente le marché du jeu d’argent en ligne français. Ce dernier devrait rapporter plusieurs millions d’euros par an. Actuellement, 750 000 français s’adonne au jeu sur Internet. Assez logiquement, ce chiffre devrait beaucoup augmenter avec la mise en place de la loi de libéralisation du marché.
Néanmoins, la FdJ et le groupe Barrière n’ont pas une très grande expérience du monde du poker en ligne. Ainsi, d’autres entreprises peuvent leur faire de l’ombre, comme par exemple les nombreux opérateurs qui proposent des salles de jeux d’argent virtuelles depuis plusieurs années. Citons par exemple : PokerStars, Everest Poker, PKR Poker ou Chili Poker. Certains de ses acteurs sont présents sur Internet depuis plus de 10 ans. Ils représentent donc une sacrée concurrence pour la FdJ et le groupe Barrière.
La création du site risque d’être un défi important pour ces deux géants. Ils vont devoir faire face à une concurrence féroce d’acteurs ayant déjà investi le marché. Qui sortira vainqueur de cette lutte qui s’annonce sans merci. Réponse dans quelques mois.
mercredi 13 janvier 2010